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2012
02.02

Les règles sont désormais fixées par décret pour permettre en France un étiquetage « Sans OGM » clair des produits alimentaires issus d’ingrédients végétaux et animaux.

La course aux produits sans OGM dans les rayons alimentaires est lancée. Les règles d’étiquetage de ces produits viennent d’être enfin arrêtées par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. A la grande satisfaction des associations de défense de consommateurs, qui piaffaient d’impatience. Jusqu’à maintenant, seule la présence d’OGM leur était signalée, la réglementation européenne faisant obligation de mentionner celle-ci sur les produits concernés au-delà d’une « trace » supérieure à 0,9 %. Désormais l’absence d’OGM sera clairement mentionnée, sous un seuil de 0,1 %. La France devenant ainsi plus exigeante que Bruxelles.

Applicables à compter du 1 er juillet prochain, les nouvelles règles en vigueur dans l’Hexagone en diront aussi beaucoup plus aux consommateurs que celles édictées en 2004 par Bruxelles, muettes quant à la présence d’OGM dans les aliments utilisés pour l’élevage. Paris fait ce distinguo. La mention « Sans OGM », qui s’applique aux ingrédients d’origine végétale, animale et apicole, comporte deux déclinaisons : « Issu d’animaux nourris sans OGM » et « Nourri sans OGM ». « Après quatorze ans d’attente, les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les oeufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM », s’est félicité l’UFC-Que Choisir, qui a participé à la rédaction du décret paru mardi dernier.

Le texte coproduit par les deux ministères ne rend toutefois pas obligatoire cet étiquetage. Mais on imagine mal les acteurs des filières sans OGM, maintenues dans l’ombre par les règles européennes, ne pas se saisir de cet argument de vente. Cette codification de l’étiquetage va aussi libérer les initiatives dans la grande distribution. Carrefour propose depuis plus d’un an une gamme de produits à sa marque issus d’animaux nourris sans OGM, estampillés comme tels.

Pour les produits d’origine végétale, des étiquettes « Sans OGM » pouvaient déjà être utilisées pour les pousses de soja et pour le maïs depuis 2004, grâce à une circulaire de la Direction de la répression des fraudes. Cette pratique pourra être étendue à d’autres espèces végétales ayant des variétés OGM, selon l’UFC-Que Choisir. Les ONG se réjouissent aussi de la sortie de ces règles, qui, espèrent-ils, devraient impacter l’importation de soja OGM, très majoritairement utilisé dans l’élevage. Mais le gouvernement, estiment certaines ONG, aurait pu aller plus loin en autorisant ce nouvel étiquetage pour les produits issus de matières premières alimentaires qui n’ont pas d’équivalent OGM. Donc forcément sans OGM.

JOËL COSSARDEAUX, Les Echos

 

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2012
01.25
L'exposition aux produits chimiques perfluorés «peut augmenter le... (Photo: Jean-Paul Pélissier, archives Reuters)

L’exposition aux produits chimiques perfluorés «peut augmenter le risque qu’un enfant ne soit pas protégé contre la diphtérie et le tétanos malgré une vaccination complète», souligne l’étude. L’immunité contre d’autres maladies est aussi en jeu.

PHOTO: JEAN-PAUL PÉLISSIER, ARCHIVES REUTERS

Les enfants très exposés aux composés perfluorés – des substances chimiques utilisées dans une vaste gamme de produits de consommation, dont les emballages alimentaires – produisent moins d’anticorps que les autres à la suite de leurs vaccins de routine. C’est l’inquiétante conclusion d’une étude publiée aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

«Nos résultats suggèrent un effet amoindri de la vaccination des enfants et pourraient révéler un déficit plus généralisé de notre système immunitaire», lit-on dans la recherche menée par le Dr Philippe Grandjean, de la Harvard School of Public Health.

Presque tous les Canadiens, enfants comme adultes, ont de petites quantités de produits chimiques perfluorés (PFC) dans le sang. Les concentrations détectées chez l’humain ne sont toutefois pas suffisamment élevées pour être considérées comme dangereuses pour la santé, a affirmé Santé Canada en 2008. Mais ce n’est que récemment que les chercheurs se sont penchés sur les effets des composés perfluorés sur le système immunitaire.

L’équipe du Dr Grandjean a suivi 587 enfants nés aux îles Féroé, un archipel situé entre l’Islande et l’Écosse, jusqu’à l’âge de 7 ans. Leurs concentrations d’anticorps contre le tétanos et la diphtérie ont été mesurées après qu’ils eurent reçu plusieurs doses de vaccins contre ces maladies. Le taux d’exposition de ces enfants et de leur mère pendant la grossesse à cinq différents PFC a aussi été évalué.

 

Tous les échantillons de sang recueillis contenaient les cinq PFC, à diverses concentrations. «Je pense que les Canadiens sont aussi exposés aux PFC que les Américains et les Féroïens», a indiqué hier à La Presse le Dr Grandjean, joint à Copenhague.

L’étude révèle que plus l’exposition prénatale à ces produits chimiques est importante, moins les enfants ont la capacité de produire des anticorps, plus tard dans la vie. L’effet le plus marqué est vu à 7 ans, alors que le taux d’anticorps des enfants est réduit de moitié si le taux d’exposition aux PFC est doublé.

«Nous soupçonnions qu’il y avait un lien entre ces composés et le système immunitaire depuis des études menées chez les souris, a dit le Dr Grandjean. Mais nous avons été surpris de voir que l’association était aussi forte.»

L’exposition aux PFC «peut augmenter le risque qu’un enfant ne soit pas protégé contre la diphtérie et le tétanos malgré une vaccination complète», souligne l’étude. L’immunité contre d’autres maladies est aussi en jeu.

Éviter les traitements antitaches et hydrofuges

Que faire pour limiter notre exposition? Passer régulièrement l’aspirateur! «Nous ne savons pas exactement d’où viennent les PFC, mais la poussière de maison est une source probable de contamination», a précisé le Dr Grandjean. Ces produits chimiques sont notamment utilisés dans les traitements antitaches et hydrofuges des meubles et des vêtements.

«Bien qu’on ne sache pas quelle quantité de PFC migre dans les aliments, les emballages comme les boîtes de pizza et les sacs de maïs soufflé pour micro-ondes en sont une autre source, a dit l’expert. La chaîne alimentaire est aussi contaminée, particulièrement les poissons et les fruits de mer.»

Heureusement, l’exposition a diminué depuis l’abandon graduel de la production aux États-Unis. «Mais d’autres PFC sont maintenant populaires, a ajouté le Dr Grandjean, et la production augmente en Chine.»

 

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2012
01.19

PARIS — L’Anses a recommandé jeudi de limiter la consommation de certaines espèces de poissons d’eau douce comme l’anguille, le barbeau ou la carpe à « une fois tous les deux mois » pour les femmes enceintes et les enfants en raison de la capacité de ces poissons à accumuler le PCB.

Pour le reste de la population, il est recommandé de limiter la consommation de ces espèces, globalement moins consommées que les poissons des océans, à « deux fois par mois » pour éviter tout risque pour la santé, ajoute l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un communiqué.

Ces recommandations s’appuient sur les conclusions d’une étude nationale conduite auprès de consommateurs de poissons d’eau douce pour évaluer leur « imprégnation » en polychlorobiphényles (ou PCB), des substances chimiques également connues sous le nom de pyralènes pouvant avoir des conséquences pour la santé (fertilité, croissance, cancers).

Cette étude a porté sur 606 pêcheurs amateurs ou membres de leur foyer et 16 pêcheurs professionnels dans différentes zones, « quatre contaminées (Seine, Somme, Rhône et Rhin) et deux non contaminées (Loire et Garonne », a précisé la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF), qui a collaboré à l’étude.

« Pour chaque participant (à l’étude), les habitudes alimentaires, ainsi que les pratiques de pêche et de consommation des poissons d’eau douce ont été recueillies. En parallèle, un prélèvement sanguin a été réalisé afin de déterminer le niveau d’imprégnation aux PCB », détaille l’Anses.

L’étude a mis en évidence que la consommation des espèces concentrant les PCB — anguilles, barbeaux, brèmes, carpes, silures — provoquait une « augmentation de l’imprégnation en PCB » des sujets.

Cependant, « très peu de participants dépassent le seuil d’imprégnation critique », note l’Anses, soulignant que les taux constatés « sont similaires à ceux observés dans la population générale » et sont « inférieurs à ceux de la population française des années 80 lorsque les PCB ont été interdits ».

L’étude, lancée en 2008, a également montré que le niveau de consommation des poissons d’eau douce est faible, « en moyenne une fois par mois chez les pêcheurs amateurs », en particulier pour les poissons concernés (environ 2,5 fois par an).

La FNPF a fait part de son « soulagement » face aux résultats.

L’Anses estime néanmoins que la « fréquence de consommation maximale » de ces espèces particulières ne devrait pas dépasser une fois tous les deux mois pour « les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, ainsi que les enfants de moins de 3 ans, les fillettes et les adolescentes ».

Interdits depuis 1987, les PCB restent présents dans l’environnement, et notamment dans les rivières.

 

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2012
01.19

La multiplication ces dernières années aux États-Unis de mauvaises herbes résistantes au Roundup discrédite les cultures génétiquement modifiées. En effet, les trois quarts des OGM cultivées dans le monde en 2010 sont des plantes tolérantes à cet herbicide.

Près de 80 % des OGM cultivés dans le monde sont des cultures résistantes à l’herbicide Roundup. Développées par Monsanto, ces semences génétiquement modifiées doivent permettre de faciliter le désherbage en supportant des pulvérisations de l’herbicide également produit par la firme. Mais une étude de l’Inra et du CNRS publiée en décembre 2011 montre que ce modèle biotech a atteint sa limite, à cause du développement dans les champs de mauvaises herbes également résistantes au Roundup.
Aux États-Unis, l’apparition de « supers adventices » oblige ainsi les agriculteurs à multiplier les pulvérisations de Roundup, ainsi que d’autres herbicides complémentaires. Les données recensées par l’Inra affiche une augmentation de la consommation d’herbicides depuis l’introduction des OGM. Des témoignages rapportés par Inf’OGM en 2011 montrent des agriculteurs américains dans des situations dramatiques. Le vice-président de l’Association nationale des cultivateurs de maïs, Tony Roushest, explique comment l’apparition en 2005 d’herbes résistantes au glyphosate l’a amené à augmenter ses doses de Roundup sur les conseils de Monsanto, puis à utiliser de plus en plus d’herbicides différents, sans toutefois régler le problème. Selon cet agriculteur de l’Indiana, le retour au labourage des terres et l’utilisation d’herbicides toujours plus puissants sont aujourd’hui nécessaires pour se débarrasser des mauvaises herbes.

Des OGM développés par les firmes productrices d’insecticides

L’argument commercial des OGM résistants au Roundup, dit Roundup Ready, RR®, était de simplifier le travail et d’économiser des produits chimiques. En effet, deux pulvérisations de Roundup après la levée des cultures devaient suffire à régler le problème du désherbage. Cet avantage devait justifier de payer ces semences jusqu’à 50% plus cher que les semences conventionnelles. Pour parer à l’inefficacité de ses OGM, Monsanto propose aujourd’hui aux agriculteurs des promotions pour l’achat de cocktails d’herbicides. Cette stratégie prolonge la finalité des semences tolérantes aux herbicides (TH), qui est de mieux vendre les herbicides en question. L’étude de l’Inra rappelle en effet que les variétés TH sont développées par des firmes produisant des insecticides, Monsanto bien sûr, mais aussi BASF, Bayer, DuPont. Avec la tombée dans le domaine public du Roundup en 2000, Monsanto a favorisé la vente couplée d’herbicides et de semences RR® pour garder la main sur le Roundup. La firme ajoute aujourd’hui des adjuvants spécifiques à son Roundup et garantit une meilleure tolérance de ses semences à son produit qu’aux autres Roundup arrivés sur le marché. Une stratégie payante, puisque la vente des intrants chimiques de la firme a augmenté de 10 % en 2011, année où Monsanto a enregistré un bénéfice net de 1 milliard de dollars pour un chiffre d’affaires de 4,13 milliards de dollars. Les ventes de semences de maïs GM représentent à elles seules la moitié des revenus de la multinationale (source Monsanto).

Les cultures tolérantes aux herbicides accélèrent l’apparition de résistances

Si le développement de mauvaises herbes résistantes fait partie de l’histoire des herbicides, « l’utilisation de variétés transgéniques TH a considérablement accéléré l’apparition de résistance », explique le document de l’Inra. Lors de la pollinisation, les cultures OGM disséminent en effet directement dans l’environnement leurs gènes modifiés et peuvent transmettre à certaines espèces sauvages le caractère de résistance au glyphosate. Par ailleurs, le phénomène de mutants spontanés, qui ont acquis une résistance sous la pression sélective d’un herbicide, est accentué dans des systèmes de monoculture, avec l’utilisation massive d’un seul produit phytosanitaire. En ce sens, les semences RR® sont victimes de leur succès. Depuis leur introduction en 1996, elles ont en effet connu une évolution fulgurante aux États-Unis. Plus de 90% du soja et du coton et 63 % du maïs américains sont Roundup Ready. Introduite sur le marché depuis 2007, la betterave RR® représente aujourd’hui 95% des cultures de betterave des États-Unis.

Selon Robert Bellé, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, un autre mécanisme peut également enter en jeu : « Les effets « génotoxiques » que nous avons montrés pour le Roundup peuvent favoriser des mutations qui permettent l’apparition de la résistance au glyphosate ».

Le Roundup agit sur les mécanismes de développement cellulaire

Tout aussi grave, « les OGM Roundup Ready ont permis au Roundup de rentrer dans la chaîne alimentaire puisque les cultures traitées sont ensuite consommées », s’inquiète le biologiste. Et pour cause : avec son équipe, Robert Bellé est le premier à avoir montré en 2001 que le Roundup a un effet toxique sur les cellules. « Le Roundup intervient entre autres dans la division cellulaire, avec les mêmes symptômes que des agents cancérigènes », explique le chercheur, qui précise qu’il sera très prudent dans ses commentaires : « le Roundup est donc potentiellement cancérigène ». « Potentiellement », car des conclusions tranchées se marient mal avec l’étude de phénomènes aussi complexes que le développement de cancers liés à des facteurs environnementaux. Et si Monsanto n’a jamais contesté la validité des travaux de l’équipe de Robert Bellé, elle en conteste l’interprétation sur les effets sur la santé humaine. « C’est comme pour le tabac, chaque fumeur ne contractera pas nécessairement un cancer. Ces incertitudes bénéficient aux fabricants dans la législation actuelle », poursuit le chercheur.

La toxicité du Roundup et de son principe actif, le glyphosate, nourrit ainsi une importante littérature scientifique. La dernière analyse publiée en janvier 2012 dans Journal of Toxicology and Environmental Health commandée par Monsanto conclue à l’innocuité du glyphosate sur le développement cellulaire. Robert Bellé conteste cette analyse et explique ces différences de conclusions scientifiques : « Le glyphosate seul ne rentre pas dans les cellules. Pris isolément, il n’a donc peu ou pas d’effets toxiques. Mais, pour être actif, il est mélangé avec d’autres produits qui lui permettent de rentrer dans les cellules de la plante et d’agir comme herbicide ». Cette caractéristique a permis d’homologuer le glyphosate et d’autoriser la commercialisation du Roundup.

 

Magali Reinert
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2012
01.18

PARIS — On a retrouvé la pomme d’Eve dans les montagnes kazakhes: résistante à toutes les maladies, elle permettrait d’épargner aux pommes de nos supermarchés les 35 pesticides qui les rendent présentables.

Encore faut-il protéger la pomme kazakhe, menacée par l’urbanisation galopante de la région, a expliqué devant la presse l’association Alma, qui s’est créée il y a deux ans autour de cet objectif.

L’histoire commence comme un conte de fées. Il était une fois, dans la région d’Almaty (« riche en pommes »), dans le sud-est du Kazakhstan, des pommiers sauvages, nés il y a des millions d’années au pied du massif du Tian Shan, à proximité de la frontière chinoise.

Les pépins de pommes, enfermés dans une enveloppe, ne peuvent devenir graines. Interviennent dans l’histoire des ours gourmands, qui sélectionnent les plus grosses et les plus sucrées. L’enveloppe du pépin se déchire dans leur intestin, et les semences, revenues à la terre, germent et croissent par milliers, résistant naturellement aux maladies et aux attaques des insectes.

Un biologiste soviétique, Nikolaï Vavilov, découvre les pommes en 1929 mais meurt en prison. Un agronome kazakh, Aymak Djangaliev, reprend le flambeau en 1945 et en fait l’inventaire.

En 2010, un an après sa mort, on établira par le séquençage de la pomme domestique que la Malus sieversii est l’ancêtre de toutes les pommes d’aujourd’hui. « Des fossiles vivants », disait Djangaliev selon la réalisatrice Catherine Peix, qui a sillonné la région avec lui et réalisé un film.

Elle raconte la Malus sieversii : des troncs jusqu’à 2m de large, qui montent à 20 ou 30 m, des fruits de toutes couleurs et de goûts variés. « Pas un seul arbre ne ressemble à son voisin », dit-elle. Il y aurait plus de 6.000 variétés. Bien supérieures aux pommes sauvages qu’on trouve de par le monde, petites et amères, elles sont grosses et goûtues, sélection des ours aidant.

Cette diversité génétique rend le pommier moins sensible aux pathogènes qui déciment les vergers de pommiers identiques. Et il faut sans cesse accroître le nombre de pesticides, puisqu’ils provoquent une mutation du champignon à l’origine de la tavelure de la pomme.

L’avenir pour nos pommes pourrait donc bien être dans ces pommiers venus directement du passé : par croisements de nos espèces avec le matériel génétique des Malus sieversii, on peut imaginer créer des pommes naturellement protégées des maladies et des insectes.

Des travaux de ce type ont déjà été effectués à partir d’une petite pomme amère venue du Japon, Malus floribunda, mais il a fallu plus de 40 ans pour faire la pomme Ariane, qui n’est d’ailleurs pas insensible à la tavelure. Mais pour les pommes croisées avec la Malus sieversii, « ça ne sera pas si long », assure-t-on à Alma.

Outre le manque d’intérêt des autorités locales, le problème principal est une déforestation massive, qui aurait déjà dévasté 70% des pommiers.

Actuellement, une université américaine (Geneva, près de New York) dispose d’une collection de semences, issues de 900 arbres différents. Un pommier Malus sieversii, venu de la recherche, va être planté le mois prochain à l’école du Breuil, dans le bois de Vincennes à la lisière de Paris. « On voudrait que l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) se saisisse du sujet », dit-on à Alma.

La mairie de Paris présente jusqu’au 5 mars une exposition, conçue par Alma, sur « l’origine de la pomme ». On peut y voir le film de Catherine Peix, « l’origine de la pomme ou le jardin d’Eden retrouvé » (Kri-Kor films).

 

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2012
01.16
Devant la méfiance tenace envers les OGM en Europe, BASF va cesser de développer de nouveaux produits destinés exclusivement au marché européen et a annoncé lundi un recentrage de ses activités dans le secteur sur des régions plus clémentes, comme les Etats-Unis.
« Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le XXIe siècle. Mais (elles) ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques« , a estimé au cours d’une conférence téléphonique Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF chargé des OGM. »C’est pourquoi cela n’a pas sens économique de continuer à investir dans des produits devant être exclusivement cultivés dans ce marché », a-t-il ajouté.Le groupe allemand, numéro un mondial de la chimie, avait bataillé une décennie durant pour obtenir en 2010 l’autorisation de commercialiser dans l’Union européenne Amflora, une pomme de terre OGM renforcée en amidon. Mais peu de temps après, BASF avait cultivé par erreur dans un champ d’Amflora en Suède une autre de ses pommes de terre OGM, Amadea, pas encore autorisée par les autorités européennes. Après ce scandale, « le sentiment européen vis-à-vis des produits transgéniques s’est encore dégradé », a déclaré M. Marcinowski, qui ne s’attend pas à un « changement rapide des mentalités ».
Tandis que la Commission européenne a sobrement pris acte lundi de la décision de BASF, les organisations écologistes triomphaient, Greenpeace saluant ainsi sur tweeter « une victoire pour les consommateurs » et un « pas en avant pour le développement de biotechnologies sûres ». BASF a décidé lundi d’arrêter totalement la culture et la commercialisation d’Amflora, entamée sur environ 300 hectares dans trois pays, mais qui se limitait, l’année dernière, à une parcelle de deux hectares en Allemagne. Aussi, ses ventes en 2011 ont été « quasi nulles », a précisé à l’AFP une porte-parole du groupe.
La recherche-développement sur d’autres produits transgéniques exclusivement consacrés au marché européen, comme une pomme de terre amidonnée résistante au mildiou et une variété de blé résistante aux champignons, va être également abandonnée. En revanche, le groupe a décidé de laisser suivre leur cours les procédures de demande d’autorisation auprès de l’Union européenne de ses pommes de terre transgéniques déjà mises au point Amadea, Modena et Fortuna.
Le marché des pommes de terre renforcées en amidon, qui servent notamment à l’industrie du papier, du textile et des adhésifs, est restreint en dehors de l’UE car, « ailleurs dans le monde, l’amidon industriel est produit à partir d’autres cultures comme le maïs », a expliqué M. Marcinowski. Les pommes de terre OGM représentent une goutte d’eau dans le segment des « biotechnologies vertes » de BASF, qui y a investi moins de 100 millions d’euros ces dix dernières années, sur un total d’un milliard deux cents millions d’euros pour l’ensemble de la division, a précisé M. Marcinowski.
Le groupe allemand place beaucoup plus d’espoirs dans sa coopération avec le géant américain des OGM Monsanto. Leur premier produit commun, un maïs résistant à la sécheresse, a été autorisé fin 2011 aux Etats-Unis. Et une variété OGM de soja de BASF résistant aux herbicides a déjà obtenu le feu vert au Brésil.
Avec son partenaire brésilien, l’institut de recherche agricole Embrapa, BASF travaille aussi sur un projet de canne à sucre OGM à hauts rendements.Pour se rapprocher des marchés nord et sud-américains, le groupe a également décidé lundi de délocaliser le siège de ses activités dans les biotechnologies vertes à Raleigh en Caroline du Nord (Etats-Unis), au détriment de deux sites allemands et d’une installation en Suède. Au total, BASF va réduire ses effectifs de 140 personnes dans les biotechnologies végétales en Europe, mais va tenter de replacer ces salariés dans d’autres activités du groupe.
Des unités de recherche-développement dans les OGM à Berlin et à Gand en Belgique seront à l’inverse renforcées. Car « bien que les conditions pour la culture d’OGM soient défavorables en Europe, il y a des instituts de recherche et des universités de rang international » dans ce domaine, a relevé Peter Eckes, le responsable de la division des biotechnologies végétales.
AFP

 

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2012
01.06

Des scientifiques américains ont établi un lien entre la consommation de viande rouge et le développement d’un Cancer agressif de la prostate. Une corrélation plus forte quand la viande est bien cuite…

Il y a 800.000 ans, Homo erectus parvient à domestiquer le feu. Cette découverte marque un tournant dans l’histoire de l’humanité puisque lacuisson des aliments augmente leur digestibilité et les apports caloriques. Laviande a donc été mise sur le grill et a probablement permis l’essor de notre espèce.

Une étude récente vient cependant mettre en avant le caractèrecancérigène d’une consommation excessive de viande rouge, d’autant plus quand celle-ci est cuite à haute température. Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco (États-Unis) viennent de révéler les résultats de leurs travaux de recherches dans Plos One.

Entre 2001 et 2004, 982 hommes ont servi de sujet d’étude. Parmi eux, 470 présentaient une forme agressive du cancer de la prostate, les 512 restants n’étant pas affectés. On leur demandait de remplir un questionnaire portant sur leur consommation de viande sur l’année écoulée, le type mais aussi la façon dont celle-ci était préparée. Les chercheurs ont ensuite utilisé une base de données de l’Institut national du cancer américain, dans laquelle sont reportées les substances cancérigènes associées à chaque viande, en jetant un regard tout particulier aux amines hétérocycliques et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques formés durant la cuisson à haute température de la viande. Parmi elles, deux ont entre autres été ciblées : MelQx et diMelQx.

Un lien entre viande trop cuite et cancer de la prostate ?

L’analyse des résultats est cruelle pour les carnivores puisqu’il semble exister un lien entre la consommation de viande rouge et le risque de développer un cancer agressif de la prostate. Mais avant de jeter tous vos rôtis à la poubelle, il faut regarder les résultats de plus près pour les juger avec plus de pertinence.

L’étude révèle que la viande hachée ou transformée serait le principal coupable. Mais elle doit être bien cuite pour révéler son potentiel cancérigène. L’étude estime qu’une grosse consommation multiplierait les risques par 2, tandis qu’ils seraient 1,5 fois plus élevés pour les personnes en consommant en petites quantités. En revanche, aucun lien n’a pu être établi entre le bœuf haché consommé bleu ou à point et le cancer prostatique. La raison ? Les deux composés MelQx et diMelQx sont les principaux suspects. Ils apparaissent lorsque la viande noircit, et sont les seuls produits cancérigènes étudiés à varier en quantité selon le mode de cuisson.

Voilà qui nous invite à être vigilants sur notre consommation de viande rouge. Mais l’étude ne nous conseille pas de mettre un terme à un régime carné, car une consommation raisonnable et raisonné ne présente pas de risques de développer un cancer de la prostate pour les hommes. Quant aux femmes, exclues de ce travail de recherche, rien ne nous dit qu’elles ne pourraient pas elles aussi être affectées par ces taux de MelQx et diMelQx, mais bien évidemment, pour d’autres organes.

 L'étude établit un lien entre la consommation de viande rouge trop cuite et le cancer de la prostate. Mais la viande rouge n'est pas uniquement mauvaise puisqu'elle nous apporte notamment beaucoup de fer, via la myoglobine, un transporteur de l'oxygène spécifique aux muscles composé en son centre d'un atome de fer. © FotoosVanRobin, Fotopedia, cc by sa 2.0

L’étude établit un lien entre la consommation de viande rouge trop cuite et le cancer de la prostate. Mais la viande rouge n’est pas uniquement mauvaise puisqu’elle nous apporte notamment beaucoup de fer, via la myoglobine, un transporteur de l’oxygène spécifique aux muscles composé en son centre d’un atome de fer. © FotoosVanRobin, Fotopedia, cc by sa 2.0
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2012
01.06

On le dit bon pour le cœur, la circulation et la lutte contre certains cancers. Le saumon, paré de ses vertus en oméga-3, cache pourtant une autre réalité. Depuis plusieurs mois, le saumon d’élevage norvégien est nourri aux pesticides. C’est la seule solution qu’auraient trouvée les pisciculteurs pour lutter contre un parasite naturel. Avec de possibles effets cancérogènes pour l’homme. Et une catastrophe environnementale avérée pour la faune aquatique.

Les saumons d’élevage norvégiens qui finissent en filets dans les rayons réfrigérés des supermarchés avant d’atterrir dans nos assiettes sont nourris aux pesticides. Cette information, révélée en juin 2010 dans l’émission « Pièces à conviction » (France 3), fait l’objet d’un nouveau rapport d’une ONG norvégienne, Green Warriors. Les Français sont directement concernés puisque 80 % des saumons qu’ils consomment – près de 100 000 tonnes importées chaque année ! – viennent des fjords norvégiens. Or, c’est au cœur de ces vallées glaciaires que le saumon est victime des attaques d’un parasite naturel, le pou de mer.

Connu depuis longtemps des biologistes, le pou de mer est un petit crustacé de 8 à 12 mm qui se nourrit de la peau, du sang et du mucus des poissons, provoquant de grosses tâches marrons sur le dos du saumon. Sa prolifération est devenue le cauchemar des propriétaires de fermes piscicoles norvégiennes. Pendant des années, les pisciculteurs ont traité les poux de mer à coups d’antibiotiques, mais cela ne fonctionne plus. Pour « épouiller leurs stocks », ils utilisent désormais du diflubenzuron, un produit chimique reconnu comme pesticide. Ils le mettent dans la nourriture avant de la déverser dans les cages où se pressent des dizaines de milliers de saumons.

Un pesticide interdit en Europe mais autorisé en Norvège

Dès juin 2010, cette information conduit Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, à écrire à son homologue norvégienne : « Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. Elle est réservée au traitement phytopharmaceutique de certaines espèces végétales et à la désinsectisation des bâtiments d’élevage. » Et de conclure :« Pour ces raisons, son administration aux poissons destinés à la consommation humaine n’est pas autorisée » [1]. Le saumon norvégien traité au diflubenzuron ne devrait donc pas arriver dans les assiettes des consommateurs français.

Invitée à expliquer les conditions d’emploi de ce pesticide, la ministre norvégienne ne tarde pas à répondre. Dans un courrier du 23 juin 2010, Lisbeth Berg-Hansen dénonce des « informations fallacieuses » [2]. Car si elle reconnaît l’utilisation de cette substance chimique dans les élevages norvégiens, elle assure qu’elle « est soumise à un strict contrôle vétérinaire » et que le pesticide a obtenu une autorisation nationale de mise sur le marché comme produit vétérinaire. Se voulant rassurante, elle précise qu’un délai de 100 jours est respecté entre l’administration du produit et la commercialisation. De quoi éviter le dépassement des limites maximales de résidus de pesticides [3] dans la chair animale, assure-t-elle.

Toxique pour les poissons, cancérogène pour les humains

Faut-il, comme Bruno le Maire, se contenter de cette explication en assurant que« l’ensemble des conditions de sécurité » sont réunies (voir sa réponse) ? L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a clairement établi en 2009 que le diflubenzuron est « hautement toxique pour les organismes aquatiques » [4]. L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) confirme cette toxicité « pour les invertébrés aquatiques d’eau douce et les mollusques marins » [5], affectant leur reproduction et leur croissance. Le mode d’emploi du diflubenzuron stipule précisément que ce pesticide est« dangereux pour l’environnement » et « très toxique pour les poissons ». Rien n’y fait : en Norvège, on continue d’en gaver les saumons.

Le rapport de l’ONG Green Warriors fait mention d’une autre étude de l’EPA. Elle montre que lorsqu’un mammifère ingère du diflubenzuron, une nouvelle substance (dite « 4-chloroaniline » ou « PCA ») peut se former dans son intestin et son estomac. Or, comme l’indique l’Agence américaine mais aussi l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), la PCA comporte des effets cancérogènes pour l’homme et constitue un possible perturbateur endocrinien [6]. Le diflubenzuron ne serait donc pas cancérigène en lui-même mais peut en revanche devenir, lorsqu’il est ingéré, une substance cancérigène. Cette substance serait également « très toxique par inhalation, ingestion ou pénétration par la peau », ajoute l’université d’Oxford.

Un marché de 5,3 milliards d’euros…

Ce que craint l’ONG Green Warriors, c’est que ce pesticide contamine les espèces sauvages. « Environ 90 % du diflubenzuron ingéré par les poissons s’échappe par les matières fécales », mentionne leur rapport. Or, ces substances sont emportées par les courants du fjord et se répandent dans l’environnement, en adhérant fortement aux sédiments et matières organiques. D’après Green Warriors, les pesticides sont diffusées dans un rayon de 5 km depuis les fermes d’élevage. On s’aperçoit dans l’émission de France 3, que seul le saumon y survit, à la différence de toutes les autres espèces marines proches des bassins d’élevages. « Le traitement peut être désastreux pour tous les crustacés le long des côtes, y compris pour les crevettes, les crabes, les homards et les langoustes », précise l’ONG.

Malgré les impacts sanitaires et environnementaux du traitement au diflubenzuron des saumons d’élevage, les autorités norvégiennes poursuivent leur campagne de communication autour du saumon. Il faut dire que cette production, estimée à 1,4 million de tonnes, constitue un marché mondial juteuxpour la Norvège : 5,3 milliards d’euros. Et le monde politique a aussi ses intérêts dans cette production. La ministre de l’Agriculture, Lisbeth Berg-Hansen, défraie la chronique depuis plusieurs mois du fait de son implication dans l’entreprise familiale de salmoniculture. Ce type de conflits d’intérêts pourraient expliquer la pression menée sur les autorités sanitaires pour permettre l’autorisation du diflubenzuron en Norvège. Les menaces sur la santé publique pèsent décidément bien peu dans la course infernale au profit.

Green Warriors exige le passage des fermes piscicoles à des systèmes de confinement, ce qui résoudrait en grande partie la contamination de l’environnement, le problème des poux de mer, et supprimerait la nécessité de recourir aux pesticides. Des normes et des contrôles plus stricts concernant l’utilisation de produits chimiques dans les fermes piscicoles sont également demandés. En juin 2010, Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts au Parlement européen, a suggéré un boycott du saumon d’élevage norvégien si les pratiques d’élevage n’évoluaient pas. Quelques mois après voir formulé cette menace, un autre pesticide, le teflubenzuron [7], est venu s’ajouter à la nourriture du saumon…

Sophie Chapelle

 

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2011
12.30
Culture de maïs/ H.Zell via Wikimedia Commons

Le maïs Bt -variété de maïs qui a été modifiée génétiquement par l’ajout du gène lui conférant une résistance aux principaux insectes nuisibles du maïs- est peut-être en train de perdre son efficacité. En effet, les insectes nuisibles deviendraient de plus en plus résistants à cette toxine, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les cultures, explique MSNBC, la chaîne économique.

Sur le papier, le maïs Bt semblait être la réponse au rêve des agriculteurs: il leur permettait d’avoir des récoltes abondantes tout en utilisant moins de produits chimiques car cette variété de maïs créait sa propre toxine qui repoussait les insectes (pyrales). Ce type de maïs introduit en 2003 a été un succès et représente maintenant 65% des cultures de maïs aux Etats-Unis. Il y est présent dans de nombreux aliments de la vie courante comme les céréales, les édulcorants ou l’huile de cuisson.

Les scientifiques pensent que le problème vient en partie du fait que les agriculteurs ont planté du maïs Bt sur les mêmes terres tous les ans. Certains agriculteurs ont en effet cessé de pratiquer la rotation des cultures -qui avaient pour effet de freiner la propagation des parasites- notamment pour profiter des prix élevés auxquels se vendait le maïs.

Si les scientifiques avaient pu prévoir que les insectes deviendraient résistants à la toxine produite par le gène implanté dans le maïs, ils ne s’attendaient pas à que cela intervienne aussi rapidement.

Pour contrer ce problème, l’Agence de Protection de l’Environnement américaine a enjoint les agriculteurs concernés à utiliser des insecticides et d’autres méthodes pour combattre la potentielle résistance des insectes.

D’autres scientifiques sont plus pessimistes et affirment qu’il est trop tard pour lutter contre cette résistance des insectes ravageurs (comme la chrysomèle des racines du maïs) en raison de la manière dont les agriculteurs ont planté les cultures (l’abandon de la fameuse rotation des cultures).

Pour Aaron Gassmann, chercheur à l’université d’Iowa State, une des causes de la prolifération de cet insecte nuisible est également l’insuffisance de refuges, qui constituent des zones de cultures non modifiées génétiquement et qui doivent normalement concentrer ces insectes et les empêcher de muter.

De son côté, Greenpeace souligne que la résistance des insectes aux plantes OGM va forcer les agriculteurs à utiliser des pesticides encore plus toxiques et en plus grande quantité.

Photo: Culture de maïs/ H.Zell via Wikimedia Commons
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2011
12.29

Selon une étude publiée hier, les personnes âgées dont le sang présente des teneurs élevées en certaines vitamines et en acides gras oméga 3 ont de meilleures capacités aussi bien mentales que de mémoire comparé à celles qui consomment des aliments moins diététiques.

L’étude américaine publiée hier dans la revue Neurology, le journal médical de l’Académie américaine de neurologie, montre que les personnes âgées consommant des vitamines et des acides gras oméga 3 ne connaissent pas de réduction du volume de leur cerveau, un phénomène typique observé chez les personnes souffrant d’Alzheimer. De plus, leurs capacités cognitives sont meilleures que celles des autres personnes âgées testées.

Cette étude, une des premières de ce type, visait à mesurer spécifiquement les niveaux sanguins d’une gamme de 30 nutriments et à effectuer des IRM cérébraux au lieu de se baser sur les résultats de questionnaires portant sur le régime alimentaire. Les auteurs de l’étude ont déterminé que des hauts niveaux de vitamines B, C, D et E ainsi que d’oméga 3, qu’on trouve surtout dans des poissons, avaient des effets positifs sur la santé mentale et le reste de l’organisme.

« Cette approche montre clairement les effets neurologiques et biologiques bons et mauvais liés au niveau des différents nutriments dans le sang« , explique Maret Traber, de l’Institut Linus Pauling de l’Université d’Oregon, co-auteur de cette recherche. « Les vitamines et les nutriments qu’on obtient en mangeant une grande variété de fruits, de légumes et de poissons peuvent être mesurés à l’aide de bio-marqueurs sanguins« , relève-t-elle ajoutant encore : « je suis convaincue que ces nutriments ont un grand potentiel pour protéger le cerveau et le faire mieux fonctionner« .

Trop de produits laitiers mauvais pour le cerveau ?

Par ailleurs, l’étude a aussi révélé que les participants dont le régime alimentaire était riche en acides gras trans (produits laitiers et aliments frits notamment) ont obtenu de moins bons résultats aux tests cognitifs. En outre, la taille de leur cerveau se réduisait davantage. « Les résultats de cette étude sont fondés sur des personnes ordinaires se nourrissant selon le régime alimentaire commun aux Etats-Unis« , précise Maret Traber.

« Les résultats de cette étude doivent encore être confirmés par d’autres recherches mais il est très emballant de penser qu’il est possible pour des personnes de potentiellement arrêter la réduction du volume de leur cerveau et de rester cognitivement en forme en ajustant leur régime alimentaire« , relève Gene Bowman, de l’Université d’Oregon des sciences et de la santé, un autre co-auteur de l’étude cité par Romandie.com.

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